« + 40 euros de taxe » : propriétaires et locataires vont devoir passer à la caisse à cause de l’augmentation de cette taxe

« + 40 euros de taxe » : propriétaires et locataires vont devoir passer à la caisse à cause de l'augmentation de cette taxe

L’enfouissement des déchets coûte de plus en plus cher aux collectivités locales et, par effet domino, à tous les Français. Le gouvernement a tranché : dans le cadre du budget 2026, la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) va poursuivre sa hausse. De 65 euros la tonne aujourd’hui, cette taxe passera à 105 euros la tonne d’ici 2030. Ce bond significatif impactera directement la facture des ménages, car ce surcoût sera répercuté via la fameuse taxe sur les ordures ménagères (TEOM). Propriétaires comme locataires doivent donc se préparer à voir leur note grimper d’environ 40 euros par an.

Pourquoi la taxe sur les déchets augmente-t-elle autant ?

L’augmentation rapide de la TGAP n’est pas une surprise. Déjà, ces dernières années, elle avait connu des hausses importantes : +3,4 % en 2022 et +7,1 % en 2023. Cette trajectoire vise à décourager l’enfouissement des déchets, jugé peu vertueux pour l’environnement, et à encourager les alternatives plus écologiques.

Les autorités cherchent ainsi à favoriser le tri, le recyclage et toutes les solutions permettant de réduire la part des déchets enfouis. En rendant l’enfouissement plus coûteux grâce à la taxe à 65 euros la tonne (et bientôt 105 euros la tonne), l’État espère inciter au changement tout en collectant de nouvelles ressources fiscales.

Quels impacts pour les propriétaires et locataires ?

La TEOM, ou taxe sur les ordures ménagères, est réglée chaque année par près de 32 millions de propriétaires français. Une grande partie refacture légalement cette charge à leurs locataires sous forme de charges récupérables. Cet impôt local est fixé par les collectivités locales et souvent intégré à la taxe foncière.

En raison de la répercussion des coûts du traitement des déchets sur les communes, celles-ci ajustent régulièrement le montant de la TEOM. Selon plusieurs estimations, avec la progression prévue de la TGAP, la TEOM pourrait augmenter d’environ 40 euros par foyer et par an à l’horizon 2030. Au-delà de cette augmentation progressive, il est important de noter que la suppression de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) en 2026 constitue un tournant majeur dans la gestion locale des déchets. Pour mieux comprendre ce bouleversement fiscal et découvrir quel nouvel impôt remplacera la TEOM dès 2026, consultez cet article détaillé sur la fin de la taxe des ordures ménagères et son remplacement à partir de 2026.

Comment la hausse se traduit-elle sur la facture ?

L’augmentation de la taxe sur les ordures ménagères ne se limite pas à un simple chiffre inscrit sur un avis d’imposition. Elle concerne aussi bien la gestion municipale que le budget quotidien des habitants. Les entreprises spécialisées dans le traitement des déchets, confrontées à la montée de la taxe sur l’enfouissement, augmentent leurs tarifs auprès des municipalités.

Les mairies, soucieuses d’équilibrer leurs comptes, répercutent ce coût supplémentaire sur la TEOM. In fine, chaque habitant paie davantage, que ce soit en tant que propriétaire direct ou via les charges locatives exigées aux locataires.

Peut-on échapper à cette augmentation ?

Pour la majorité des ménages, il s’avère compliqué d’éviter cette augmentation de la TEOM. La refacturation aux locataires étant strictement légale, limiter la hausse passe surtout par une action collective et citoyenne : produire moins de déchets, améliorer le tri sélectif et interpeller les élus lors des votes budgétaires locaux.

Certaines communes réfléchissent également à des modes de collecte alternatifs, comme la tarification incitative basée sur le volume ou le poids réel des déchets produits. Ces dispositifs restent toutefois rares et n’ont pas encore prouvé qu’ils permettent d’alléger sensiblement la fiscalité pour tous.

Des écarts considérables selon les villes

La TEOM varie fortement d’une commune à l’autre. Cette disparité s’explique par la diversité des choix locaux concernant les modes de collecte, les contrats de traitement des déchets et les investissements environnementaux. Par exemple, elle atteint 243 euros par habitant à Aix-en-Provence, contre seulement 67,95 euros à Brest.

Ces différences montrent l’influence des politiques locales sur le niveau final de la charge fiscale pesant sur les ménages. Se tenir informé des décisions votées par sa mairie permet d’anticiper des hausses éventuelles et de participer au débat public autour du financement du service public de gestion des ordures ménagères. Par ailleurs, certains aspects pratiques peuvent également avoir des conséquences inattendues au quotidien. Ainsi, connaître précisément les horaires légaux pour tondre la pelouse permet d’éviter certaines amendes qui augmentent le coût global de l’entretien d’un logement.

Quelles solutions pour contenir la répercussion sur les ménages ?

Face à cette augmentation pressentie de la taxe, de nombreux foyers cherchent des leviers pour atténuer son effet. Même si chaque contribuable dispose de peu de marge de manœuvre individuelle, quelques pistes existent pour freiner la progression de la somme consacrée à la gestion des ordures.

Diminuer la production de déchets et mieux trier

Agir à la source se révèle souvent efficace : adopter des gestes pour limiter la quantité de déchets produits permet parfois de contenir indirectement la hausse des taxes. Moins jeter signifie potentiellement moins payer, surtout si la commune applique une tarification au poids ou au nombre de levées de bacs. Un meilleur tri garantit aussi que moins de déchets finissent à l’enfouissement, limitant les volumes taxés au taux maximal.

Voici quelques actions simples à mettre en place :

  • Composter les déchets organiques, quand c’est possible
  • Favoriser les emballages réutilisables et acheter en vrac
  • Éviter le gaspillage alimentaire
  • Se tourner vers des points de collecte dédiés pour les encombrants ou déchets dangereux

Mobiliser famille, voisinage et associations sensibilise chacun à l’importance de réduire le flux global des ordures destinées à l’enfouissement.

Observer les évolutions et dialoguer avec sa commune

Surveiller attentivement le détail de ses charges locatives et du montant de la TEOM chaque année peut éviter de mauvaises surprises. Demander des explications en cas de variation importante aide à comprendre la composition précise de la majoration. Participer aux réunions publiques ou solliciter les services municipaux offre parfois l’occasion de discuter ou questionner l’évolution de la politique locale liée au traitement des déchets.

Certains habitants choisissent même d’agir en groupe auprès de leur conseil municipal afin d’encourager la recherche de solutions financières alternatives ou plus équitables pour absorber la hausse de la taxe à 65 euros la tonne, puis prochainement à 105 euros la tonne en 2030.

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