Le système Placostil® isolant modernise l’approche de l’isolation intérieure en combinant performance thermique et acoustique. Cette solution technique repose sur trois composants essentiels qui fonctionnent en synergie : une ossature métallique en acier galvanisé, un isolant performant et des plaques de plâtre de finition. L’ossature forme la structure porteuse avec des rails horizontaux et des montants verticaux espacés de 40 à 60 centimètres, garantissant stabilité et planéité. L’isolant thermoacoustique se positionne entre cette structure et le mur existant, avec des épaisseurs modulables de 40 à 140 millimètres selon les besoins spécifiques du projet. Les plaques de plâtre, vissées directement sur l’ossature, créent une surface immédiatement prête à recevoir la décoration, sans contrainte de séchage. Cette technique présente des avantages remarquables pour la rénovation comme pour la construction neuve, particulièrement lorsque les supports présentent des irrégularités ou nécessitent une performance énergétique renforcée.
Points importants :
| Points clés | Précisions techniques |
|---|---|
| 🏗️ Composition du système Placostil® | Combiner ossature métallique galvanisée, isolant modulable et plaques de plâtre |
| 💰 Économies d’énergie substantielles | Réaliser jusqu’à 30% d’économies sur les factures de chauffage |
| 🔇 Performance acoustique optimale | Atteindre un affaiblissement de 50 à 53 décibels avec laine minérale |
| 📏 Épaisseurs adaptables au projet | Choisir entre 40 et 140 millimètres d’isolant selon les besoins |
| 💧 Gestion cruciale de l’humidité | Assainir impérativement le mur humide avant toute isolation |
| 🌱 Isolants biosourcés disponibles | Opter pour fibre de bois, chanvre ou ouate pour un bilan carbone favorable |
Composition technique et performances du système d’isolation
La structure métallique galvanisée constitue le socle du système Placostil® isolant. Cette ossature rattrape facilement 3 à 5 centimètres de dénivelé sur des murs irréguliers, ce qui s’avère particulièrement précieux dans la rénovation de bâtiments anciens. Sur certains chantiers, jusqu’à 4 centimètres de bombement ont été compensés sur des pignons en pierre sans travaux de reprise lourds. La lame d’air créée entre le mur existant et la nouvelle paroi facilite le passage des réseaux électriques, de plomberie ou de ventilation, permettant d’ajouter plusieurs prises et interrupteurs sans saignée dans le mur porteur.
Les performances thermiques varient considérablement selon l’isolant sélectionné. Le polyuréthane, avec une conductivité de 0,023 W/m·K, atteint une résistance thermique R = 4,34 m²·K/W pour 100 millimètres d’épaisseur, générant un gain énergétique de 25 à 30%. La laine de verre, avec son lambda de 0,035 W/m·K, offre R = 2,85 m²·K/W pour la même épaisseur, procurant un gain de 18 à 23%. Une étude de l’ADEME en 2024 révèle que ce type de système d’isolation performant génère jusqu’à 30% d’économies sur les factures de chauffage. Des mesures terrain confirment des baisses de 18% après isolation de murs donnant sur l’extérieur, avec une température de surface intérieure passant de 12°C à 18°C.
L’isolation acoustique supérieure résulte de la désolidarisation entre l’ossature et le mur porteur, qui coupe efficacement les transmissions sonores. Un système Placostil® sur montants avec laine minérale de 45 millimètres atteint un affaiblissement acoustique de 50 à 53 décibels, contre 45-48 décibels pour un doublage collé équivalent. Pour les chambres et murs mitoyens, la laine de roche se démarque par sa densité élevée qui optimise l’atténuation des bruits aériens. Doubler les plaques de plâtre apporte 2 à 3 décibels supplémentaires d’atténuation, un détail qui fait la différence dans les environnements bruyants. Remarquons que certains anciens matériaux comme les plaques fibrociment peuvent contenir de l’amiante, nécessitant des précautions particulières lors de la rénovation.
| Type d’isolant | Conductivité (W/m·K) | Résistance R pour 100mm | Prix indicatif (€/m²) |
|---|---|---|---|
| Polyuréthane | 0,023 | 4,34 m²·K/W | 25 à 40 |
| Laine de verre | 0,035 | 2,85 m²·K/W | 14 à 22 |
| Laine de roche | 0,038 | 2,63 m²·K/W | 18 à 28 |
| Polystyrène expansé | 0,032 | 3,12 m²·K/W | 12 à 18 |
Types de plaques et calcul d’épaisseur optimal
La diversité des plaques de plâtre permet d’adapter le système à chaque environnement spécifique. La BA13 standard de 12,5 millimètres convient pour la majorité des applications résidentielles et tertiaires, assurant un équilibre optimal entre résistance mécanique et facilité de pose. Les plaques hydrofuges vertes résistent à une humidité ambiante jusqu’à 85% et s’imposent dans les salles de bains, cuisines et pièces humides. Pour les zones proches des sources de chaleur, les plaques ignifugées roses de 15 millimètres offrent une protection renforcée contre le feu. Les plaques phoniques renforcées, dotées d’une âme haute densité, améliorent l’atténuation acoustique de 2 à 3 décibels supplémentaires.
Le calcul de l’épaisseur totale suit une formule simple : épaisseur plaque côté A + largeur ossature + épaisseur plaque côté B. Une ossature de 48 millimètres avec deux plaques BA13 génère une cloison d’environ 73 millimètres, communément appelée cloison 72/48. Cette précision permet d’anticiper l’impact sur l’espace habitable et d’adapter le projet en conséquence, particulièrement dans les petits logements où chaque centimètre compte.
Les configurations courantes offrent différents niveaux de performance acoustique. Une cloison fine de 50 millimètres avec ossature de 36 millimètres atteint environ 34 dB Rw d’atténuation phonique, suffisant pour délimiter des espaces secondaires comme des placards ou celliers. La cloison standard 72/48 millimètres monte à 40 dB Rw, constituant le choix idéal pour séparer les espaces de vie courante. Pour les chambres nécessitant une isolation acoustique renforcée, la version 98/48 millimètres avec isolant dense ou double revêtement culmine à 43 dB Rw, réduisant efficacement les nuisances sonores de 6 à 8 décibels par rapport aux configurations standard.
Techniques de mise en œuvre et applications pratiques
La méthode sur montants constitue la technique de référence, particulièrement adaptée aux murs irréguliers ou présentant des défauts de planéité. L’installation débute par le traçage et la fixation des rails horizontaux au sol et au plafond, suivie de l’insertion des montants verticaux tous les 60 centimètres. Cette structure doit être parfaitement équerrie et de niveau pour garantir la qualité finale. Les panneaux d’isolant sont ensuite glissés entre les montants, en veillant à supprimer tout pont thermique. Le vissage des plaques de plâtre demande une attention particulière : un espace d’environ 1 centimètre est conservé entre le bas de la plaque et le sol pour permettre les dilatations naturelles, tandis que les vis se positionnent tous les 25 centimètres sur les montants.
Le doublage collé représente une alternative plus accessible pour les murs secs et bien plans. Cette technique fixe directement des panneaux isolants rigides sur le mur existant à l’aide d’un mortier adhésif. Sa simplicité de mise en œuvre explique son succès : pas d’ossature à monter, pas de découpes complexes, juste un collage méthodique. Pour un doublage collé, l’épaisseur varie entre 6 et 10 centimètres d’isolant rigide, solution qui préserve au maximum la surface habitable dans les petits espaces.
Les applications spécifiques illustrent la polyvalence du système. Dans les salles de bain, des plaques hydrofuges sont privilégiées avec une ossature robuste de 70 millimètres minimum pour intégrer les gaines et supports. Les combles aménagés bénéficient de cette technique légère qui transforme des espaces perdus en pièces de vie confortables. La création d’espaces de bureaux profite de la régulation thermique et de l’atténuation acoustique pour améliorer la productivité des employés. Dans la rénovation de bâtiments anciens, le système permet d’améliorer significativement les performances énergétiques sans perdre trop d’espace habitable.
La gestion de l’humidité constitue un enjeu crucial. Il est impératif d’assainir un mur humide avant toute isolation, cette règle ne souffrant d’aucune exception. Isoler directement sur un mur humide entraîne des conséquences désastreuses : l’isolant perd ses propriétés thermiques, l’humidité emprisonnée peut faire pourrir le mur, et moisissures comme champignons deviennent inévitables. Une bonne ventilation de l’habitation doit être assurée, notamment dans les cuisines, salles de bain et WC, soit par VMC soit par ventilation ponctuelle et grilles d’aération sur fenêtres.
Optimisation selon les contraintes spécifiques
L’adaptation aux murs anciens en pierre nécessite une approche particulière. Ces murs épais possèdent une forte inertie mais ne sont pas de bons isolants. Leur particularité : ils doivent rester perspirants, c’est-à-dire capables de laisser circuler la vapeur d’eau. L’isolant doit être plaqué au mur pour garder une continuité capillaire et thermique, évitant ainsi la condensation entre l’isolant et le mur. Un frein vapeur hygrovariable disposé côté chaud de la paroi optimise la régulation de l’humidité. Pour les murs subissant des remontées d’humidité importantes, un drainage extérieur s’impose, suivi d’une isolation du bas du mur avec du liège en vrac, puis d’un isolant type laine de bois sur la partie haute moins sujette à l’humidité.
Les solutions pour espaces restreints privilégient les isolants haute performance. Le polyuréthane, grâce à sa conductivité de 0,022 W/m·K, est le plus performant à épaisseur égale, parfait quand chaque centimètre compte. Un panneau de 60 millimètres équivaut à 100 millimètres de laine de verre. Dans un appartement où l’isolation intérieure constitue souvent la seule solution réalisable, la gamme Placomur® propose plusieurs épaisseurs de 20 à 140 millimètres : 20 millimètres pour renforcer l’isolation d’un mur déjà isolé, 40-80 millimètres pour un équilibre optimal entre performance et économie d’espace, et 100-140 millimètres pour les projets conformes à la RE2020.
Le choix des isolants biosourcés répond aux préoccupations environnementales actuelles. La fibre de bois, le chanvre et la ouate de cellulose offrent un excellent déphasage thermique et un bilan carbone favorable. La laine de bois présente une conductivité de 0,035 W/m·K, légère et facile à découper, économique à 14-22 euros le m² en 80 millimètres. Ces matériaux régulent naturellement l’humidité, assurant un confort optimal été comme hiver. Pour maximiser l’efficacité thermique, des épaisseurs de 100 à 140 millimètres conformes aux exigences RE2020 permettent d’atteindre des résistances thermiques de 3 m².K/W minimum, garantissant des économies d’énergie durables et un confort thermique optimal pour les occupants.





